|
|
|||||
|
|
|||||
|
112
|
REGISTRES DU BUREAU
|
[1662]
|
|||
|
|
|||||
|
de Parlement, pour esviter aux séditions et aultres inconveniens qui en pourroient advenir, et faire telles aultres remonstrances qu'il verra bon estre.
" Veu par nous Nicolas L'Huillier, Lieutenant civil de la Prevosté de Paris, Michel de Piedefer et Augustin de Thou, advocatz du Roy en lad. Prevosté, les lettres du Roy en datte du treizeiesme jour de Mars cinq cens soixante; signé : de L'Aubespine, avecq les mémoires cy attachés soubz le contresel de la Chancellerye, pour informer sur la commodité ou incomodité qui pouroyt estre en érigent ung poix en la ville de Paris pour poiser les bledz et farines, l'information sur ce faicte, en laquelle auroyent esté oys plusieurs notables bourgeois et marchans de lad.Ville, nostre advis est, soubz le bon plaisir du Roy toutesfois, que aucune execution dud. poix ne se peult faire, qu'il conviendroit augmenter aux musniers et boullangcrs de nombre de leurs serviteurs, qué aussi ne pourroient si promptement fournir la Ville,
|
et enchériront le pain par tel moyen de beaucoup, el ne se trouveroict de proffict envers le Roy si grand que contenu est aud. memoire; car pour led. poix et lever les deniers qui en proviendront, fauldroict beaucoup de serviteurs et en divers lieux, qui man-geroient le proffict. Sommes toutesfois bien d'avis que l'on doibt contraindre les musniers d'avoir en leurs moulins, soyt à eaue ou à vent, chascun en son endroict, ung feleau avecq poix compectant pour recepvoir le bled de ceulx qui leur vouldront bailler pour poiser, après leur rendre en farine, à la volunté toutesfois de ceulx qui vouldront bailler leur grain, soubz telle condition et necessité ausd, musniers de le prandre, sans que pour ce l'on soict tenu payer aulcune chose.
"Faict au Chastellet de Paris soubz noz signé cy mis, l'an v° lxi, le mercredy, seizeiesme jour d'Aoust, n
Ainsi signé : L'Huillier, Piedefer, de Thou.
|
||||
|
|
|||||
|
clxxxiii. ---- que les bourgeois ne doibvent prandre la garde de la vllle.
Qu'on ne doibt desmolir le Petit Chastelet. — Pour le contrerolleur de Beauvais.
i3 janvier 1562. (Fol. 109 v°.)
|
|||||
|
|
|||||
|
Du xuie jour de Janvier mil v° lxi.
En Assemblée le jour d'huy faicte en l'Hostel de la ville de Paris de Mess" les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers de lad.Ville, pour donner advis sur aulcunes affaires proposées à lad.Ville par monseigneur le mareschal de Montmorency, Gouverneur de Paris et Ysle de France, en laquelle se sont trouvez, assavoir, Mess™ les Prevostz des Marchans et Eschevins;
Monsr de Livres, monsr le Lieutenant particullier, rnonsrDuGué, mons' de Jumeauville, mons1, Larcher, sire Jehan Crocquet, monsr Le Lievre, monsr Palluau, monsr Tanneguy.
|
A esté conclud que les bourgeois dc Paris ne doibvent prendre la garde de la Ville, qui est charge trop grande; car, s'il advenoit quelque tumulte ou rébellion, on se prendroict à eulx, mais laisser lad. garde aux juges royaulx, ct le meilleur moyen de la tenir en paix est de supplyer le Roy et son Conseil de faire cesser les prédications de nouvelle doctrine et renvoyer les ministres'1' en leur pays, et faire visitation es maisons et hostelleryes de lad. Ville pour sçavoir quelz gens y viennent ct pour quoy'2'.
Qu'on doibt laisser le Petit Chastellet comme il est, sans le desmolir ou abatre, attendu que c'est neu des fortresses de lad. Ville, et une mareque
|
||||
|
|
|||||
|
ensemble de documents relatifs à cette grave affaire, notamment V Histoire veritable de la mutinerie, tumulte et sédition faicte par Iss protestants de Sainct-Medard contre les fideles, ainsi que les Discours et procedures faictes dans le Parlement au sujet des tumultes arrivés à Sainct-Medard, d'après Ie registre du Conseil. D'autres incidents qui se produisirent à Paris contribuèrent à enflammer les esprits et à entretenir le désordre. L'entourage de Charles IX apprit non sans émoi qu'une troupe de cavaliers armés était sortie par la porte Saint-Marceau, tandis que, dans la nuit du 29 décembre, Bertrand, sr de Popincourt, â la tête de 80 à 100 individus, avait contraint le portier de la porte de Saint-Antoine à lui ouvrir cette porte et à la laisser ouverte toute la nuit pour le passage de deux bandes cn armes, l'une à minuit, l'autre à trois heures du matin. (Lettres de Catherine de Médicis, t. l', p. 262.)
(■) Parmi les ministres huguenots les plus connus se trouvant alors à Paris, on peut signaler Jean Le Maçon, dit La Rivière, fondateur de la première église protestante française à Paris, et Jean Mallot, vicaire de Saint-André-des-Arts, converti aux doctrines évangéhques, qui prêchait au Patriarche, le 27 décembre, jour de l'affaire de Saint-Médard, et qui fut obligé de quitter Paris au mois d'avril suivant. (Cf. Haag, La France protestante, aux noms de Le Maçon et Mallot.)
(2) Sur les représentations adressées au Parlement par les gens du Roi à l'ouverture de la séance du 5 janvier 156 2 au sujet de la présence dans la ville et les faubourgs de plusieurs vagabonds, "sans maistre, sans aveu el sans religion», qui n'attendaient qu'une occasion
|
|||||
|
|
|||||